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Block Magazine

La créativité a sa place
Printemps/Été 2021
Numéro 22

An Honest Buck

Nous avons visité Sean Buckley, PDG de Buck Productions, à son bureau situé à The Esplanade, à Toronto, pour découvrir son approche unique de la collaboration et du cercle restreint de la « famille Buck ».

TEL QUE RACONTÉ À: JOSHUA NEUMAN

PHOTO PAR: KRISTINA RUDDICK

On a huit employés à temps plein, mais on est structuré autour d’un modèle d’externalisation. Avec un accès plus facile aux technologies et l’entrée en scène de services média comme Netflix, la réduction des frais généraux est une question de bon sens. On est aujourd’hui assez agile pour produire des webséries de contenu de marque à petit budget ou augmenter l’effectif pour tourner un film à 6 millions de dollars.

Personne ne travaille pour moi. On travaille ensemble. Il n’y a pas de métier meilleur qu’un autre, car il faut de tout pour fabriquer du contenu. Le rôle qu’on joue sur tel ou tel projet n’a aucune importance. Du moment que quelqu’un travaille avec nous, il fait officiellement partie de la famille Buck.

Quand j’étais assistant personnel voilà des années, un directeur photo m’a demandé d’aller lui chercher de la gomme. Il n’y avait que des Clorets sur la table. À mon retour, il m’a dit : « Je voulais de la gomme! Ça, ce sont des Clorets. Essaies-tu de me dire que j’ai mauvaise haleine? » Puis, il lança à l’équipe : « Écoutez ça vous autres, Sean croit que j’ai mauvaise haleine! » Six ans plus tard, il venait passer une entrevue chez Buck. Instinctivement, dans un tel scénario, on aurait envie de lui dire : « Ouais, dès que tu seras aller me chercher de la gomme! » Sauf que ce n’est pas ma façon d’agir, ni celle de bâtir une équipe et encore moins la culture de Buck. Je l’ai engagé. Et je crois qu’à cause des circonstances, il a donné le meilleur de lui-même.

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